discrimination

(09/05/2017) – L’en pire est en marche… Un pouvoir obtenu en tousaufisme ne conduira, comme toujours, qu’à l’échec. C’est programmé, justement, au nom des épouvantails.

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Macron président: Tartuffe au pays des Français  –  Bienvenue en post-République!

En ce 8 mai 2017, la France a un nouveau président de la République. Elle s’éveille en pleine supercherie, vaguement honteuse d’avoir dû juguler le Mal. «L’hypocrisie est, chez une nation, le dernier degré du vice. C’est donc faire acte de citoyen que de s’opposer à cette tartuferie sous laquelle on couvre ses débordements» écrivait Balzac. La République est « sauvée ». Vraiment ? Simulacre et coup d’État démocratique. Bienvenue en post-République.

Le 25 octobre 2016, Hollande était crédité de 4 % d’opinions favorables, selon une enquête Ipsos pour le CEVIPOF et Le Monde. Jamais un chef d’État n’avait autant été discrédité. Et jamais un parti politique au pouvoir, son leader et la politique menée durant 5 ans n’avaient été à ce point rejetés. Hollande ne pouvait pas se représenter. Une première.

  • Échec de la lutte contre le chômage de masse, malgré les manipulations de chiffres.
  • Échec de la relance de l’économie libérale, malgré l’affirmation indécente selon  laquelle le pays se porterait mieux.
  • Échec de la politique scolaire, jamais les fondamentaux n’ayant autant manqué aux enfants.
  • Échec de la politique de sécurité, malgré un État d’urgence où l’urgence n’implique pas l’interdiction de manifestations, au risque d’attentats dans la foule, et où l’on traverse sans souci des frontières abandonnées. La France, un État en guerre, attaqué, des citoyens et des policiers assassinés dans les rues par des tueurs se déplaçant librement. La France, un État dans lequel des groupuscules d’extrême gauche brûlent des policiers le 1er mai. État d’urgence ? Ces mêmes groupuscules — ou faut-il écrire « ligues » ? — dont le pouvoir politique n’imagine même pas la dissolution. Il a parfois suffit de moins pour des factions d’autres bords. Après tout, à l’instar de ces groupes, l’ennemi de Hollande c’était la finance.

Hollande, son humour a toujours été remarqué. Garcimore sortant Macron de son chapeau. Un candidat officiel pour un régime aux abois.

Un parfum de Second empire

Les élections ? Une mitraillette de tartufferies. Du simulacre à répétition. Fort de sa popularité et de ses réussites, Hollande engage tranquillement sa Conquête de Plassans. Comme chez Zola, il dépêche un émissaire sur le terrain. De quoi s’agit-il ? De conserver un pouvoir devenu illégitime. Un nouveau président de la République élu comme « candidat officiel du pouvoir ». Souvenirs du Second empire. En marche pour continuer les politiques économiquement libérales et culturellement libertaires à l’œuvre depuis plus de 30 ans. Belle tartufferie que celle-ci : se mettre en marche dans les pas de Hollande et prétendre incarner la « nouveauté », la « modernité » en politique.

En marche vers les larmes. Tartufferie ? Au 1er tour, le candidat Macron a obtenu 8 656 346 voix, soit 24 % des votants. 18,19 % des inscrits. Un peu plus de 8 millions de voix sur les 33 millions de votes exprimés. 8 millions sur les 47 millions d’inscrits. Lors de sa campagne de 2e tour, notre nouveau président a répété que son projet était légitime car « porté en tête par les français ». Pour adresser une fin de non-recevoir aux demandes des Insoumis. 8 millions d’électeurs, ce n’est pas la France. Tartufferie ? Un scénario électoral trop beau pour être vrai. (mais depuis des lustres, c’est la même rengaine, une minorité – la plus forte – de Français servent de base à une usurpation de la Démocratie au seul profit de la ripoublique. Et nous regardons, sereins, pire nous y participons, au second tour, au nom du tousaufisme programmé. Les politicards ne se reformeront jamais deux mêmes, le pouvoir est bien trop lucratif… Quand environ un tiers des Français se détournent, on continue en agitant les peurs… et cela marche, chaque fois. Qu’a fait Macron si ce n’est appeler au tousaufisme. Il est toutefois le premier à l’avoir fait de façon si évidente)

Pire qu’un complot, une supercherie!

Pas besoin d’évoquer un « cabinet noir » ou des thèses complotistes pour remarquer que beaucoup, dans cette élection, s’est déroulé dans le meilleur des mondes macronien possible. En la personne de Marine Le Pen, le « danger » nécessaire et voulu pour être élu au 2e tour était au rendez-vous. Et ce « danger » a été massivement monté en épingle par des médias menant aussi campagne En Marche. À de rares exceptions près. Les règles de la déontologie médiatique ont été bafouées entre les deux tours, où nous avons assisté à un remake de la lutte entre les forces de la lumière et des ténèbres. Dans le rôle-titre des ténèbres, la candidate Le Pen ramenée à sa responsabilité présumée dans les drames de la 2e Guerre Mondiale. Macron s’est rendu sur des lieux de mémoire (va t-il réparer la discrimination faite aux « Pupilles de la nation, non juifs » dont la souffrance lie à l’Absence est niée, alors que leurs amis, de galère,  juifs, voient la leur reconnue. Pire ceux d’Amérique viennent de voir la leur reconnue et pourtant on évoque l’absence de moyens pour les enfants de « Morts pour la France ») histoire de nous dire combien un parti politique républicain puisque autorisé est… en fait un parti antirépublicain démoniaque. Que l’on pense au ridicule d’un David Pujadas tentant de transformer Marine Le Pen en héritière de l’antisémitisme français (c’est quand le départ dudit Pujadas?). Vieille supercherie à laquelle plus personne ne croit, pas même ceux qui l’utilisent. Un Tartufisme, cette « sottise prétentieuse de notre époque » ou « pureté dégoûtante », à lire Cocteau.

La (bonne) surprise Mélenchon

Une petite surprise tout de même : Mélenchon. L’homme a de l’honneur. Il respecte ses idées et ses électeurs. Ses engagements. En laissant libres les Insoumis. Comme prévu. Que n’entend-il pas ! Tartuffe au Pays des Français, cela vaut bien Tintin au pays des Soviets. Une campagne électorale indigne. Le sentiment d’un scénario écrit par avance. D’un président élu par une minorité agissante, un relent de copinages à tous les étages. Macron, légitimité zéro malgré le score obtenu dimanche 7 mai, un score qui n’a aucune signification réelle. Un pays dans un état déplorable, pour lequel les mêmes hommes, devenus officiellement interchangeables, se préparent à mettre en œuvre les mesures qui auraient été prises aussi bien par Hollande, Fillon, Macron, Sarkozy, DSK, Juppé, Valls, Baroin, Bayrou ou Royal. Et à oublier toutes les promesses de campagne, ce qui sera aisé tant tout et n’importe quoi a été promis. Une sordide impression de sectarisme quand ces personnalités politiques affirment qu’il n’est qu’un chemin possible. Un seul chemin ? Alors, pourquoi des élections ? Et pourquoi un peuple ? Le voici revenu en 2005, ce peuple, même s’il ne le sait pas encore.

18% du corps électoral

Ce 8 mai 2017, le peuple de France se réveille victime d’un hold-up au forceps, à nouveau berné par des élites mondialisées minoritaires ayant fait le job comme disent les américains : faire en sorte que le vote voulu soit le vote obtenu. Le président représente 18 % du corps électoral. Et la démocratie ? Le pouvoir aux sans-dents, ça ne va pas la tête ? Bienvenue en post-République française. Allez Dany, dis-le un peu pour voir : « élections, piège à cons ? ». Dis-moi, Dany, il est comment le bon côté du manche ?

En pire, cela donne quoi? Le nouvel inconnu va t-il faire être consulaire. Il a déjà sa marche en avant qui va devenir bien vite en arrière… A reculons cela donne quoi. L’homme de Macron–mignon va t-il devenir austral au pi-thèque pitoyable. Gare au moment du dégonflage. La baudruche ne sera plus alors que vieille peau. Et ses souteneurs qui viennent sans vergogne lui déclarer leur flamme..  Il y a peu, ils la déclaraient à d’autres. Le putatif est maintenant élu et il reçoit, en audience ses putes-à-tifs, quémandeurs de leur droit à rester julot-casse-croute sur le dos du Peuple. La place est trop bonne. Mieux certains revendiquent officiellement le doublement de leurs indemnités (non de départ) devant des péquenots (nous, le peuple) qui voient leur salaire stagner et leur pouvoir d’achat progresser négativement. Sacré respect de l’électeur-payeur.

On ne fait pas du neuf avec du vieux, surtout quand il est pourri et ripoux. Du balai… Mais qui tiendra le manche, le peuple ou des nantis, imbus et surtout imbuvables.

http://www.causeur.fr/emmanuel-macron-president-republique-44219.html