(09/06/2017) – Il ne suffit pas d’être élu, pour être président…. Encore faut-il l’être au delà d’un titre et à plus d’un titre. Les crises sont l’achoppement entre victoire et échec

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Macron: la fête est déjà finie!  –  Trop de catastrophes se profilent…

Tous les milieux d’affaires de la planète ont salué l’élection d’Emmanuel Macron. Mais cette euphorie ne durera pas, trop de catastrophes se profilent. La crise italienne menace la zone euro, la Chine va bientôt plonger et l’Algérie s’apprête à exploser…

Emmanuel Macron célèbre sa victoire au Louvre, 7 mai 2017. Crédit photo : Denis Meyer

 

L’élection du 7 mai a confirmé le pronostic que j’avais hasardé dans ces colonnes, pensant que la France serait encore une fois à contre-courant. En 1981, elle avait désigné un président appuyé sur un programme à demi marxiste, à rebours de l’Angleterre de Margaret Thatcher et de l’Amérique de Ronald Reagan. Aujourd’hui, elle installe un homme appuyé par les milieux d’affaires de Wall Street et de la City avec l’espoir qu’il pourra contrecarrer les projets de Donald Trump et surtout ceux de Theresa May.

J’ai laissé le soin aux meilleurs plumes politiques de Causeur d’expliciter le scénario qui a conduit au scrutin du 7 mai. Deux points me sont apparus cependant avec force durant la campagne : premièrement, les véritables élections primaires sont médiatiques, deuxièmement, la France vit dans le passé.

 

 

Si la France n’a pas de frontières, les problèmes du monde sont les siens

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs : http://wp.me/p4Im0Q-1CO

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Ce sont les médias ralliés dès le premier tour en proportion de neuf sur dix à la candidature d’Emmanuel Macron, qui ont porté sur le pavois un homme étroitement associé à la gestion du président sortant, avant de le soutenir au second tour dans une proportion qui frise les cent pour cent. Les candidats issus des primaires républicaines ont été soit flingués à mort par leurs soins, soit enterrés avec le parti socialiste disqualifié par cinq années de pouvoir. « beaucoup de bruit pour rien » aurait dit Shakespeare de l’épisode des primaires. Mais surtout que reste-t-il réellement de la démocratie dont les médias se veulent la garde prétorienne si le pluralisme a cessé d’être ?

La France vit dans le passé.

  • Le passé du Front populaire de 1936 : « No pasarán. »
  • Celui du traité de Rome dont le soixantième anniversaire vient d’être commémoré : « L’Europe est notre destin. »
  • Celui du programme commun de 1972 ressuscité par Hamon et Mélenchon pour les besoins de leur campagne.
  • Celui du big bang thatchérien de 1978 : « There is no alternative. »
  • Celui de l’antiracisme militant des années 1980 : « Touche pas à mon pote. »
  • Celui du traité de Maastricht ratifié en 1992 : « L’euro est notre bouclier. »

Le vote du 7 mai, qui a confirmé un personnage dont les grands soutiens affichent une moyenne d’âge de 70 ans, se trouve au confluent de ces anachronismes et de ces illusions.

Reste que le nouveau président s’installe dans une France, une Europe et un monde où les défis se sont multipliés depuis la chute providentielle du mur de Berlin. Laissant de côté les questions géopolitiques, la Corée du Nord, le monde arabe en convulsion, le terrorisme islamique, je m’en tiendrai à trois crises inscrites en filigrane à l’agenda présidentiel : la crise italienne, la crise chinoise et la crise algérienne.

Etre président, ce n’est pas qu’un examen de passage de l’inconnaissance à la connaissance.

Le plus dur c’est d’agir après cette entrée pour réussir l’examen de sortie. Nombre de candidats brillent à l’oral mais sombrent à l’écrit (lequel reste). Le jury de la rue (qui n’est pas encore populaire) est exigeant (même si parfois, ses comportements, semblent, démentir, ce qu’on lui prête….)

Il faut être costaud en mathématiques élémentaires (de base et pas forcément électorale) pour régler la quadrature du chômage et ce n’est pas la généralité du problème qui est la solution. La solution de la réussite sur l’échec, ce sont, justement les détails que nombres négligent, ce qui leur assure leur reconduite hors des frontières du pouvoir. –  Chômage en option Leg 2017.

Les problèmes de ru risque de devenir tsunami en plaine et en course pleine de mandat…. A quel pourcentage à l’assemblée. (289 n’est pas 288 et moins. C’est la frontière entre la réussite et l’échec) tient la concrétisation édictée (minoritaire) et imposée (majoritaire). La chambre garde, pour le moment ses secrets d’alcôve…. jusqu’au soir des épousailles du rAppel du 18 Juin. Date du divorce ou du renouvellement du mariage contre nature.

http://www.causeur.fr/macronmania-macron-legislatives-44354.html#

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