(31/05/2017) – Pourquoi toujours choisir le « moindre mal ». Ne sommes nous pas capables d’exiger et de voter pour l’excellence. Et on s’étonne de la fange!

Publié le Mis à jour le


“Fragilisées, les classes moyennes vont fuir le camp libéral”  – Entretien avec le journaliste Kévin Boucaud-Victoire.

Affiche de campagne d’Emmanuel Macron, mai 2017. SIPA. 00805516_000002

La question écologique, les défis autour de la manipulation du vivant, le débat sur le transhumanisme ne peuvent-ils pas faire apparaître de nouveaux clivages et faire éclater vos distinctions entre les gauches ? Vous participez vous-même à une revue, Limite, dont les rédacteurs assument leur conservatisme et piochent davantage chez Patrick Buisson que chez François Ruffin et Frédéric Lordon.

A quelles recompositions doit-on s’attendre ?

Je parie à terme sur un jeu à trois.

  • Il y aurait d’abord les libéraux avec leurs différentes nuances postmodernes, progressistes, républicaines et conservatrices. C’est cette famille que Macron a, en grande partie, captée, même si LR et le PS continuent de feindre l’opposition, malgré leur objectif commun de transformer la France en nouvelle Silicon Valley.
  • Il y a ensuite l’alliance des néo réactionnaires – qui voudraient revenir avant Mai 68 – et des identitaires.

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs : http://wp.me/p4Im0Q-1CO

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  • Pour finir, et c’est là où je me situe, il y aurait les radicaux qui désirent rompre avec le capitalisme et éviter le nouveau monde qui nous est promis, « celui du réchauffement climatique, de Goldman Sachs et de la Silicon Valley », comme le dit Michéa dans son dernier livre, sans pour autant revenir en arrière.

Mais dans un jeu à trois, « il faut être l’une des deux », selon la formule de Bismarck. Les libéraux se trouvant en position centrale, ne sont-ils pas sûrs de gagner à tous les coups, si les deux autres puissances persistent à se regarder en chiens de faïence ?

Effectivement, la démocratie représentative et la parlementarisation qu’elle entraîne – même dans un régime parfaitement présidentiel comme aux Etats-Unis – favorise le partage en deux camps. Ensuite, il faut remarquer que les libéraux gouvernent déjà depuis 40 ans grâce à leur position centrale.

 Ma conclusion est que Macron a gagné parce qu’il est apparu comme le « moindre mal » par rapport au péril « communiste », incarné par Mélenchon, au danger « fasciste », représenté par Marine Le Pen, et à Fillon qui, pour un tas de raisons, faisait figure de repoussoir. Cette logique n’est pas tout à fait neuve : en 1988, Debord remarquait déjà que la démocratie libérale préférait « être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats ».

Mais alors pourquoi cette logique du « moindre mal » libéral ne l’emporterait pas indéfiniment ?

Mais que l’on se méfie, c’est le Peuple qu’on assassine et sous nos yeux….. Ne vous réjouissez pas, la victoire de Macron n’est pas une victoire pour la France. Le vrai Macron se révélera le soir du rAppel du 18 juin, surtout si la peur lui donne une majorité à l’Assemblée. Pour le moment, il ne « bouge » pas trop et surtout ne se dévoile guère…. Mais gare à la suite

Il sera temps, après…. de méditer sur ce qui nous arrive. Mais il sera trop tard et pas seulement pour 5 ans! Dommage, nous eussions pu être heureux

http://www.causeur.fr/recomposition-politique-boucaud-victoire-gauche-44634.html

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