(30/05/2017) – La tromperie, chromosome supplémentaire et obligatoire du politicard. Sans lui point de carrière au firma-ment des illusions en campagne!

Publié le


Affaire Ferrand : les vieilles pratiques reviennent au galop

Affaire Ferrand : les vieilles pratiques reviennent au galop
Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires. (CHAMUSSY/SIPA)

EDITO. Emmanuel Macron peut-il protéger encore longtemps Richard Ferrand, empêtré dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ? Au risque d’être éclaboussé par un dossier qui n’a plus rien d’une broutille

Rappelez-vous. C’était hier. Nouveaux visages, nouveaux usages… Probité, transparence, opération mains propres ! Des nouvelles têtes pour opérer le grand chambardement des mœurs politiques d’une République fatiguée. Telle était la promesse des Marcheurs sur les marchés et sous les préaux de la France séduite par la fièvre du renouveau.

Nouveaux usages ? Le slogan, martelé par l’équipe d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, faisait rêver, même les plus incrédules. Il fallait y croire à tout prix. La corruption, les conflits d’intérêts, les trafics d’influence, les abus de biens sociaux, les délits de favoritisme ? Des vieilleries de l’ère d’avant le chamboule-tout. (les nettoyeurs des écuries politicardes ont menti!)

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs : http://wp.me/p4Im0Q-1CO

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Des pratiques antédiluviennes, obsolètes, anachroniques, si ringardes. Les apôtres de la transparence étaient au pouvoir. Le blanc était désormais obligatoire. Et puis, patatras… Richard Ferrand, le plus fidèle soutien du président, le grognard indéfectible, quelques jours seulement après le triomphe de son champion, se retrouve à son tour au cœur du cyclone. Piégé, pris dans une toile d’araignée dont on voit mal comment il va pouvoir s’en extirper.

« Boule puante »

Au départ, une banale affaire de location d’un local, en 2011, par les Mutuelles de Bretagne, dont il est le directeur général. Rien de bien méchant de prime abord. Mais on le soupçonne d’avoir favorisé sa compagne, gérante de la SCI propriétaire du bien, dans le cadre d’un appel d’offres, à priori régulier. Pas de quoi fouetter un chat macroniste. Richard Ferrand croit alors qu’il peut aborder sa campagne électorale, dans sa circonscription du Finistère, droit dans ses bottes, en se gaussant de cette « boule puante », qu’il prétend être un « cadeau de bienvenue » envoyé par ses ennemis politiques. Une défense si classique. Fillon ne disait-il pas la même chose ? Et d’autres avant lui. Nouveaux usages ?

Comment échapper à la machine infernale qui accable ce proche du chef de l’Etat ? Comme toujours dans ce genre de dossier, l’accusé doit éviter d’alimenter le feuilleton. Eteindre l’incendie qui menace. Jouer la montre. Alors, le député du Finistère ne dit pas tout, ment par omission, oublie de révéler, fait incroyable, qu’il a lui-même, sous son nom, signé la promesse de vente du bien qui sera dévolu à sa compagne, n’évoque pas l’enrichissement personnel dont elle a bénéficié sur cette opération.

Affaire Ferrand : la charge embarrassante de l’avocat

Pourquoi s’affoler ? Les parquets de Paris, puis de Brest, n’ont pas trouvé matière à poursuivre. Alors, il choisit de faire l’autruche. Il tente d’échapper aux questions de la presse qui le harcèle. Il fait le dos rond, avec le soutien de son mouvement qui laisse curieusement les électeurs juger. A l’ancienne.

Cette étrange défense rappelle tant de mauvais souvenirs. Combien d’élus, accusés des pires turpitudes, se sont parés derrière la seule légitimité du suffrage universel contre le pouvoir des juges ? La liste est interminable. Mais Richard Ferrand croit en sa bonne étoile. Son affaire, selon lui tout à fait légale, n’est-elle pas un feu de paille, tellement dérisoire face aux enjeux et au marathon diplomatique exécuté de main de maître par son patron, occupé à ferrailler avec Trump ou Poutine ?

L’image de Macron ternie

Est-il alors persuadé que les corbeaux qui alimentent « le Canard enchaîné » n’ont plus de munitions, que l’affaire va se tasser, que son histoire n’a rien à voir avec celle de François Fillon, mort au champ d’honneur de la lutte anticorruption ? Il rêve sans doute d’une extinction des feux. A tort. Car les sources qui alimentent la presse ne semblent pas vouloir se tarir. Ni les attaques politiques qui vont se multiplier durant toute la campagne, orchestrées par la concurrence. A la direction de LR, on est bien décidé à profiter de cette brèche inattendue et à poursuivre Ferrand pour « escroquerie », par une plainte avec constitution de partie civile, ce qui entraînera automatiquement une enquête judiciaire. La vengeance de Fillon…

Une question nous taraude : comment Richard Ferrand a-t-il pu garder par devers lui ce dossier embarrassant, si litigieux moralement ? Le fameux passage aux « rayons X » auquel ont été soumis tous les candidats En Marche ! avant d’être investis n’a pas été appliqué au chef du parti ? Si Ferrand s’enferre et ne démissionne pas de son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il risque, à la vitesse grand V, de ternir l’image du président, surnommé le « Probe sur lui ». Et si d’autres corbeaux sortent du bois dans les jours à venir, le locataire de l’Elysée devra, hélas, trancher au plus vite. Cruel dilemme. Certes, le dossier des Mutuelles de Bretagne n’est ni l’affaire Cahuzac, ni l’affaire Fillon. Mais ce n’est pas une broutille…

La transparence politicarde, vous y croyez?

Chassez le naturel, il revient au galop. Cela commence dans l’escroquerie électorale à laquelle tous participent y compris Macron et ses « marcheurs dans la merde citoyenne ». Qui se pose la question des candidats divers et avariés de la campagne des législatives. Ils ne sont pas moins de 30%!

1392 17,8% (Divers)
559 7,2% (Divers droite)
369 4,7% (Divers gauche)
2320 29,7% Total Divers

Pourquoi tolère t-on une telle pratique de tromperie des électeurs. Qui sont ces sous-marins de la vie =de campagne dont les seules raisons d’être  sont :

  • minimiser les résultats d’un ennemi politique (par morcelage de l’électorat. Diviser pour régner!)
  • financement de ces groupuscules (par la première tranche du financement de la vie politique) appelés  à ne faire au mieux que 2 à 3% des résultats
  • jouer les reports du second tour pour le candidat dont ils sont l’émanation.

Savez vous que ces groupes divers et variés ou à varier sont obligés lors de leur inscription d’indiquer leur rattachement à un parti père ou mère. Alors pourquoi ne pas indiquer « divers Macron », « divers Mélenchon », « divers le Pen » (chez eux on l’appelle « extrême droite »), « divers Baroin »…..

Il y a les sous-marins à 100%, les plus nombreux (18% des candidatures), mais il y a aussi les divers avariés spécifiques de droite et de gauche.

Macron s’il voulait réellement la transparence, il aurait interdit, par « ordonnance morale » de telles candidatures bidons qui trompent l’électeur? Il en est de la transparence macron-nique comme de la transparence hollandaise…. Une simple affaire d’effet d’annonce. Si on n’attaque, réellement à la base….. . Je ne suis pas surpris des bruits de caniveaux (Ferrand- « maréchal le voilà » – de Sarnez, …. ) et on n’est qu’au début!

Alors l’affaire Ferrand, c’est un clair mont qui masque mal l’Himalaya du besoin de tricheries des politicards.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170529.OBS0008/affaire-ferrand-les-vieilles-pratiques-reviennent-au-galop.html

 

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