(28/05/2017) – Quand la France des circonscriptions n’est pas celle de la Nation…. Un député se doit d’embrasser les problèmes généraux et non ceux de ses mandants.

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« Aux législatives, le parachutage est légitime ! »

"Aux législatives, le parachutage est légitime !"
Jean-Luc Mélenchon à Marseille, le 23 mai 2017, ville où il est candidat aux législatives. (S. ALCALAY/SIPA )

Les députés sont des élus de la nation, et non des élus locaux, explique le politiste Michel Hastings. (faux. Les députés ne sont pas mandatés par la Nation, mais par un certain nombre de Français d’un territoire donné. Je ne peux, en tant que citoyen, élire qu’un individu représentatif de ma circonscription…)

Selon la liste officielle publiée par le ministère de l’Intérieur, il y aura au total 7.882 candidats le 11 juin prochain, lors du premier tour des législatives. C’est nettement plus qu’il y a cinq ans – ils étaient alors 6.541  (soit 21% de plus. La gamelle doit – être bonne pour qu’il y ai autant de postulants à l’Armée du Salut cantinière. Surtout si on parle de doubler les bases minimales, quand le Smic stagne….)– pour un nombre de sièges inchangés à l’Assemblée nationale (577). Soit une moyenne de 14 prétendants par circonscription.

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs : http://wp.me/p4Im0Q-1CO

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Ces dernières décennies, nombre de personnalités politiques de premier plan, de droite comme de gauche, se sont implantées localement grâce à un parachutage : François Mitterrand dans la Nièvre, François Hollande en Corrèze, Alain Juppé à Bordeaux, Martine Aubry à Lille, ou encore Marine Le Pen dans le Nord et Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse… Pour autant, les parachutages politiques ne sont en rien une spécificité de la Ve République. On pourrait même dire qu’ils ont toujours existé !

A la fin du XIXe siècle, sous la IIIe République, ils étaient monnaie courante, bien plus nombreux encore qu’aujourd’hui. De grands républicains, comme Léon Gambetta, Auguste Blanqui ou Georges Clémenceau, y ont eu recours pour briguer un mandat de parlementaire. On trouve également trace de parachutages politiques plus loin encore, sous la Seconde République (1848-1852). A cette époque, les candidats avaient même la possibilité de se présenter dans plusieurs territoires en même temps…

Comment ces parachutages étaient-ils perçus à l’époque ?

Très mal.

Qu’est-ce qui a changé ?

Le candidat en question était perçu comme une menace. Il ne pouvait prétendre incarner « notre » territoire et « nos » valeurs.

Aujourd’hui, les mobilités sont bien plus fortes, la méfiance bien moindre à l’égard d’un candidat qui vient du village ou de la région d’à côté. Ce que l’on reproche désormais aux parachutés, c’est d’être « hors-sol ». Pas d’un point de vue géographique, mais d’un point de vue social. Ces critiques sont-elles justifiées ?

Je ne le crois pas. Et ce pour une raison simple : non seulement le parachutage politique est légal, mais il est même légitime ! On a tendance à l’oublier, mais les députés ne sont pas des élus locaux, ce sont des élus de la nation. C’est notamment pour cette raison qu’un candidat peut se présenter n’importe où aux législatives, et que rien ne l’oblige à vivre dans la circonscription où il concourt. Certes ces hommes et ces femmes sont candidats sur un territoire donné, et choisis par les électeurs d’une circonscription précise. Mais une fois élu, ils ne sont pas censés être le député d’une circonscription en particulier, sinon les représentants de toute la nation, sans distinction. (il suffit de voir l’exemple des députés outremarins qui ne parlent pas de la Nation, mais que de leurs territoires, pour confirmer le fait qu’un député ne parle que pour la Nation et non une partie!)

Alors oui, dans la pratique, ils se font généralement les défenseurs du territoire qui les a élus, en s’efforçant de faire avancer les dossiers locaux. Ce qui augmente d’autant leurs chances d’être réélus.

Mélenchon, Valls… Les 25 points chauds des législatives

On ne défend bien que ce que l’on connaît bien. Tout le reste n(‘est que bla-bla se voulant justifiant l’injustifiable. Et puis les électeurs n’ont qu’a bouder les parachutés dans les urnes. S’ils ne le font pas…. Qui se souvient d’un ministre prenant dans son cabinet de réflexion sur la problématique des prisons, une ex-taularde….

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/legislatives-2017/20170526.OBS9907/aux-legislatives-le-parachutage-est-legitime.html

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