(26/05/2017) – L’Egypte ferait comme la France. Sauf que chez nous, ce n’est pas un état mais une poignée de quidams qui se veulent « juges et parties » de la toile

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Sites web bloqués, journalistes condamnés : la liberté d’expression recule encore en Égypte

© Mohamed al-Shahed, AFP (archives) | Un manifestant proteste contre la condamnation de l’ex-président du syndicat des journalistes égyptiens, en mars dernier.

Fréquemment accusé de bâillonner la liberté d’expression et de réprimer toute forme d’opposition, le pouvoir égyptien a décidé de bloquer plus d’une vingtaine de sites Internet mercredi, au grand dam des défenseurs des libertés.

Museler à tour de bras. Le pouvoir égyptien, qui cherche à contrôler la liberté d’expression dans le pays, semble avoir de plus en plus de mal à supporter toute forme de critique. Dans son viseur : des médias d’opposition, les réseaux sociaux, des journalistes, des opposants et des militants des droits de l’Homme.

Le dernier exemple en date de cette politique de censure en cours en Égypte est intervenu mercredi avec le blocage de plus d’une vingtaine de sites Internet. Si parmi ceux-ci figurent plusieurs médias qataris ou financés par Doha, comme le site de la chaîne qatarie Al Jazeera, honnie par le Caire et accusée de soutenir la confrérie des Frères musulmans, d’autres médias, critiques envers le président Abdel Fattah al-Sissi, ont également subit les foudres de la censure.

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs : http://wp.me/p4Im0Q-1CO
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« Une des plus grandes prisons du monde pour les journalistes »

Pour justifier ces mesures, une source de sécurité, citée par l’agence de presse officielle égyptienne Mena, a expliqué que les sites avaient été fermés et feraient l’objet de poursuites en raison du soutien qu’ils apportent au terrorisme (ah, le terrorisme. S’il n’existait pas il faudrait l’inventer. Il est tellement utile en Egypte comme en France ou ailleurs pour des dirigeants amoureux de leur seul pouvoir sans controverse). En 2015, l’Égypte avait adopté une nouvelle loi antiterroriste, très controversée, prévoyant de très lourdes amendes pour les journalistes qui rapporteraient des informations contredisant les communiqués officiels.

Décrite par Reporters sans frontières (RSF) comme étant l’une « des plus grandes prisons du monde pour les journalistes », l’Égypte est 161e au Classement mondial de la liberté de la presse 2017, qui mesure le degré de liberté dont jouissent les journalistes dans 180 pays.

Haro sur Facebook

Outre le musellement des médias, le contrôle d’Internet et des réseaux sociaux, qui avaient joué un grand rôle lors du renversement de l’ancien président Hosni Moubarak en 2011, semble être un enjeu capital pour le pouvoir égyptien. « Il y a près de 40 millions d’internautes en Égypte et cet espace de liberté est vital pour tous ceux qui veulent exprimer leur opinion et qui n’ont pas accès aux médias et aux journaux publics », confiait récemment à France 24 Yehia El Gammal, écrivain et activiste égyptien.

Fin avril, un projet de loi émanant d’un député égyptien, Riad Abdel Sattar, visant à contrôler drastiquement les utilisateurs de Facebook, qui compte plus de 30 millions inscrits en Égypte, avait fuité dans la presse locale. Concrètement, au nom de la lutte contre le terrorisme, les internautes seraient obligés de demander aux autorités des codes d’accès personnalisés, liés à leur carte d’identité, pour accéder à Facebook, ou à Twitter. Tout contrevenant risquerait une peine de prison.

Un autre parlementaire, Mohamed Kaci, a quant à lui suggéré de créer un Facebook parallèle égyptien, calqué sur le modèle du WeChat chinois.

D’aucuns expliquent ce climat de répression de la liberté d’expression par l’approche de l’élection présidentielle organisée l’an prochain. Le 23 mai, Khaled Ali, un avocat des droits de l’Homme et ancien candidat à la présidence, a été arrêté suite à des accusations d' »atteinte à la morale publique ».

Et ce, après la publication d’une photo sur laquelle il est soupçonné de faire un « geste obscène de la main » devant un tribunal. Membre d’un parti de gauche, Khaled Ali a récemment laissé entendre qu’il pourrait se représenter à la présidentielle contre le président sortant, Abdel Fattah al-Sissi. Soit peut-être la vraie raison de ses tourments judiciaires.

Partout les mois d’exception fleurissent dans les champs de la liberté. Que ce soit en Egypte ou ailleurs. En France on a mieux. Ce sont parfois de simples citoyens bidouilleurs qui s’immiscent dans la toile pour y faire la loi, leur loi du milieu. Malheur à ceux qui contreviendraient à leurs diktats. Ils s’autoproclament, spécialistes es-copy-ratages…. en surveillant sur la toile l’exploitation non autorisée de leurs créations intellectuelles (fussent-elles, elles-mêmes piratées sans vergogne, d’autres auteurs….. ). Allant même jusqu’à s’occuper de ce qui n’est pas de leur soit disant création « intellectuelle » au caractère près et de trop. Selon les cas, la sanction :

  • paiement d’une amende auto-définie (sans la moindre jurisprudence, avec le seul fait du prince auto-décrété)
  • tombereau d’insultes à l’Appel (mais pas qu’au 18 Juin. Certains se prennent effectivement comme de grands hommes), auto-matiques

Et bonbon sur le gâteau, l’action individuelle de ces particuliers, si particuliers, cherchant à faire fermer des sites ou blogs n’obéissant pas à ses directives. De plus  ils exigent la non publication de leurs blazes, ne serait-ce que pour informer les autres de leur dangerosité. Si vous tombez sur de telles engeances…. elles ont les moyens de vous faire plier à leurs seuls désirs (menaces, sous entendus, intrusions, manipulations, utilisation de faux pseudo pour faire supprimer voir fermer…. vos articles et/ou blogs qui ont l’heur de leur déplaire). Un conseil, si vous ne voulez pas vous plier à leur dictature, il vous faut camper fermement sur vos positions et ne rien céder sur leurs injonctions fussent -elles émaillées de références à des articles de lois. Méfiez vous de leurs voix mielleuses au téléphone pour vous faire plier. Cela commence en mielleux et se termine en fielleux. Et en dernier recours, il vous reste d’informer leurs familles de leurs comportements… histoire de faire partager les tourments… Un exemple parmi d’autres : http://wp.me/p4Im0Q-1wC

Ce qui est difficile de supporter d’un état serait-il plus acceptable de la part de quidams, citoyens comme vous, mais se mettant au dessus de tout et surtout de tous. L’accepteriez-vous? Ces particuliers peuvent parler de vous, en mal et vous ne pourriez pas le faire en bien. Cherchez l’erreur, car il y en a au moins une….

http://www.france24.com/fr/20170525-egypte-sites-web-bloques-journalistes-condamnes-liberte-expression-recule-sissi

 

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