(13/05/2017) – La natalité aurait elle une influence sur le chômage. En temps de disette, une baisse de nativité est signe probant, effectivement, de manque…

Publié le Mis à jour le


Mais si, François Hollande a inversé une courbe: celle de la natalité  –  De la crise de confiance à la crise des naissances

François Hollande à l’école primaire d’Ayguesvives en Haute-Garonne, 2016. SIPA. 00782101_000008

Différents indicateurs servent à mesurer les performances réalisées par un pays durant une présidence. L’évolution du PIB, le nombre des personnes ayant un travail et celui des chômeurs, l’investissement, la balance des échanges extérieurs, le revenu moyen, le taux de pauvreté, sont souvent pris en considération. En revanche, les performances – si j’ose dire – démographiques sont moins utilisées pour faire le bilan d’un quinquennat. Pourtant, la célèbre phrase attribuée à Jean Bodin reste parfaitement juste : « Il n’est richesse que d’hommes ». Voyons donc quel a été sous ce rapport le résultat du quinquennat Hollande.

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs. Le dernier avatar comique et miraculeux  : http://wp.me/p4Im0Q-1CO

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La chute des naissances

Les données à l’échelle de la France entière étant fournies par l’Insee avec un délai important, nous devons nous limiter aux naissances en France métropolitaine, connues pour chaque mois à la fin du mois suivant. Nous comparerons ici les naissances du premier trimestre 2012 à celles du premier trimestre 2017. Les années bissextiles (2012 et 2016) comportant un jour de plus que les autres, il faut pour mesurer convenablement les évolutions diminuer légèrement le nombre de naissances survenues durant les années ou les trimestres comportant un mois de février de 29 jours.

Au premier trimestre 2012, correction faite du facteur « année bissextile », il y eut 189 500 naissances vivantes. Au premier trimestre 2017, ce nombre est descendu à 174 100. La différence (15 400 bébés de moins) signifie une chute de 8,1 %. (Était-ce sa solution pour inverser la fameuse courbe du chômage. Si effectivement, moins d’enfants c’est, pour 20 ans après, moins de chômeurs. Il aurait donc été visionnaire et comme tel, trop en avance sur ses prévisions pour que le pékin le comprenne. On se rendra compte de sa valeur vers 2037 et qui sait… le retour!)

Pourquoi ce déclin?

Les chiffres de Pôle Emploi vont dans le même sens : jusqu’à l’été 2012, le chômage de catégorie A se situe un peu en dessous de 3 millions, et le chômage toutes catégories en dessous de 5 millions. Le premier reste supérieur à 3,3 millions sur tout le premier semestre 2016 (naissances du dernier trimestre 2016 et du premier trimestre 2017), avec des pointes à plus de 3,7 millions. Le second, sur la même période, n’a jamais été inférieur à 6 millions. (Est-ce à dire que les chômeurs ne copulent pas productifs)

Le deuxième facteur explicatif se situe au niveau de la politique familiale. Le plafond du quotient familial a été abaissé à deux reprises, de 2 336 € à 2 000 € en 2012, puis à 1 500 € en 2013. Cette même année, ont commencé à être agitées les perspectives de suppression des allocations familiales pour les ménages aisés, ou de modulation en fonction du revenu : quand l’entrée en vigueur de cette modulation est intervenue, en 2015, le bruit fait autour des projets leur a probablement donné un impact plus important auprès des couples aisés susceptibles d’engendrer. (S’agit-il du rapport entre couper les bourses familiales et la stérilité des rapports?)

Le gouvernement en cause

Notons enfin une mesure votée en 2014 et entrée en vigueur au 1er janvier 2015 : la durée de versement du complément de libre choix d’activité pour les enfants de rang 2 et plus (renommé « prestation partagée d’éducation de l’enfant ») a été réduite de facto, sinon de jure, en réservant 6 mois au père, qui le plus souvent n’en profite pas. Là encore, le timing de l’agitation autour des projets de mesures correspond, avec les 9 mois de décalage qui séparent la conception de la naissance, à celui de la baisse de la natalité. (Ne ferait-on des enfants que pour le fric? Et l’amour dans tout cela?)

Tout cela montre une responsabilité importante de la présidence, du gouvernement et du législateur dans le recul de la fécondité française. Un des atouts parmi les plus importants de ceux dont dispose notre pays est en voie d’être gâché. Il serait grand temps de redresser la barre.

Et si la solution du chômage passait par la non-natalité….. ! En effet les enfants d’aujourd’hui sont pour une bonne partie les chômeurs de demain…. Mais comment prouver une telle alchimie…. permettant s’assurer que le chômage disparaîtrait avec la disparition des naissances. Mais si les autochtones se serrent la ceinture question nativité, d’autres s’en donnent à cœur joie….

http://www.causeur.fr/francois-hollande-naissances-demographie-natalite-44086.html

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