(12/05/2017) – Le cas Valls, à l’endroit à l’envers. La république en marche vient de connaître son premier (pi)raté. Valls, le retour des grâces!

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Macron règle le cas Valls : pas d’investiture, « et en même temps » pas d’humiliation

Macron règle le cas Valls : pas d'investiture, "et en même temps" pas d'humiliation
Manuel Valls, alors Premier ministre, et Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, le 9 mai 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)

On attendait le nouveau président au tournant. Comment allait-il traiter la demande de son ancien chef et rival ? Il s’en est sorti par un habile compromis.

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« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs. Le dernier avatar comique et miraculeux  : http://wp.me/p4Im0Q-1CO

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Emmanuel Macron a tranché. Il a rendu la justice comme Saint-Louis sous son chêne. Manuel Valls qui quémandait une investiture La République en marche (REM) pour les législatives n’a pas été exaucé. Répondant avec mordant aux journalistes qui n’étaient venus que pour traiter du cas de l’ancien Premier ministre et n’éprouvaient qu’indifférence pour les 428 petits nouveaux, dont la moitié issus de la « société civile », lancés à l’assaut des circonscriptions françaises, Richard Ferrand, a fourni l’explication et rappelé la règle.

Pour ménager Valls, aucun candidat REM ne sera désigné pour le défier – et potentiellement le faire battre – à Évry. L’honneur est sauf.

Par ce compromis qui témoigne de la mesure et du « balancement circonspect » qui le caractérise, Emmanuel Macron est parvenu « en même temps » à tenir à distance un ancien rival particulièrement encombrant et à ménager l’avenir. S’il est élu sous la bannière « majorité présidentielle », (et non REM) comme il l’a annoncé quelques minutes avant le début de la conférence de presse, Manuel Valls rejoindra le camp progressiste, la tête haute, après le 18 juin. « Je ne suis pas inquiet », a confié l’ancien Premier ministre, prouvant par son intervention opportune, qu’une concertation avec l’équipe d’En Marche !, voire avec Emmanuel Macron lui-même, avait finalement eu lieu…

Baroin avait pris la défense de Valls l’outragé en évoquant un climat de « règlement de compte ». Raté. Emmanuel Macron s’en est sorti en prouvant que l’habileté politique n’attend pas le nombre des années.

Il est de compromis qui renferment les gènes d’un avenir de trahison. Ménager la chèvre, c’est faire le chou gras des tabloïds de demain. Premier faux pas dans un destin, soit disant, exceptionnel. Laisser entrer un loup sanguinaire dans la bergerie c’est préparer le futur Guernica de la vie politique. Parfois il faut savoir casser les pattes à un canard boiteux, ne serait ce que pour éviter qu’il ne soit, un jour en marche arrière et torpille de l’intérieur une organisation soit disant prometteuse.  On ne compose jamais avec ses ennemis…. on les empêche de vous saboter et vous attenter (et là aucun état d’urgence ne vous protège). Macron, c’est le parangon de justice, tel un Salomon…..

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170511.OBS9288/macron-regle-le-cas-valls-pas-d-investiture-et-en-meme-temps-pas-d-humiliation.html

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