(09/05/2017) – La révolution du vote blanc ne s’étant pas faite dans l’urne, se fera dans la rue. Y serons nous gagnants?

Publié le Mis à jour le

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Emmanuel Macron élu président : vers un troisième tour social ?

Emmanuel Macron élu président : vers un troisième tour social ?
Manifestations contre la loi Travail en mai 2016. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Le nouveau président n’aura pas d’état de grâce. Déjà, la gauche de la gauche organise un Front social. Mais, pour l’instant, les organisations syndicales sont très en retrait.

 

Pas d’état de grâce pour Emmanuel Macron. Les premières mises en garde sur le volet social de son programme sont tombées dès le lendemain du premier tour.

Plus musclé, un collectif intitulé Front social s’est constitué pour appeler à manifester immédiatement, dès lundi après-midi, place de la république, avant même la passation de pouvoir, sans laisser aucun répit au président élu.

Ce Front réunit plusieurs sections de la CGT (Info’Com, Goodyear, Energie 75), de Sud  (Sud PTT, Sud Commerce, Sud Rail Saint Lazare). Il est l’auteur de l’affiche qui pendant l’entre-deux tours, renvoyait dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron avec le slogan « Peste ou Choléra ».

Le syndicat étudiant Unef s’est joint à l’appel. Le message de Front social :

« Nous ne le laisserons pas appliquer sa politique ultra-libérale comme la loi Travail et sa volonté de gouverner avant l’été par ordonnance contre nos intérêts. »

Ces avertissements sont-ils annonciateurs d’un troisième tour social immédiat, d’une mobilisation dure, de manifestations à répétition, traduisant cette colère dans le pays, ce désarroi exprimés lors du premier tour de l’élection ?

Structurer les mécontents

C’est sans doute l’espoir d’une partie des mélenchonistes, qui vont tenter de structurer ainsi les abstentionnistes, les votes blancs et les mécontents du deuxième tour. Un troisième tour plus politique, donc, que social. Mais rien n’est sûr.

Pour l’instant, le Front social reste assez marginal dans les organisations syndicales. Aucune des grandes organisations (CFDT, FO, CGT) n’appelle au niveau confédéral à manifester. Et toutes sont conscientes de la difficulté qu’elles auront à mobiliser, cet été, si Emmanuel Macron a une majorité à l’Assemblée pour soutenir sa réforme du droit du travail.

Car même s’il demande à son gouvernement de procéder par ordonnances, le nouveau président ne pourra pas se dispenser de respecter la loi Larcher, qui impose de consulter les partenaires sociaux avant toute modification du Code du Travail, ni à passer devant le Parlement.

Il devrait même se soumettre deux fois au vote de l’Assemblée et au Sénat : une première fois pour faire adopter la loi d’habilitation, qui fixera le champ des ordonnances ; une seconde pour ratifier lesdites ordonnances. L’élaboration de ces textes peut faire l’objet d’une concertation poussée – « mais rapide » prévient-on chez En Marche  ! – avec les syndicats des salariés et du patronat. Une fois arrêtés, ils ne peuvent plus être modifiés par amendement par les parlementaires. Pas d’obstruction possible donc comme lors de la loi Travail et ses plus de 6.000 amendements déposés, pour certains dans le seul but de retarder les débats.

Des ordonnances, pour quoi faire ? 

Le président élu espère avoir, à l’automne, un cadre qui permette de négocier au niveau de l’entreprise – à condition de respecter la loi – beaucoup plus de sujets (formation, intéressement…) et pas seulement le temps de travail. Cela comprend le sujet sensible des salaires (hors minima toujours fixés par la loi et la branche). Il veut aussi rendre obligatoire la fusion des institutions représentatives du personnel existantes (CE, délégués du personnel et CHSCT) déjà permises par la loi Rebsamen et plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.  

Dans son interview au « Parisien », Jean-Claude Mailly prévient que beaucoup de ces sujets sont des chiffons rouges. Conscient que les militants les plus à gauche de son organisation pourraient rejoindre le Front social dans la rue, il prend date politiquement.

Même pas encore installé et déjà contesté. L’automne risque le coup de chaud…. Mais attention, il peut, grâce au camarade Fillon et son décret ultima Ratio, user d’armes de guerre pour museler et mâter les « râleurs » radicalisés, prêts à faire des attentats aux pudeurs ripoublicaines, qui empêcheraient le patronat de triompher. Car de social rien de prévu à l’horizon.. . Souvenez-vous vous avez voté pour son élection, vous allez en chier et payer, maintenant l’addition! Voilà e qu’il en coûte de mettre un chèque en blanc dans l’enveloppe… ‘ .

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170508.OBS9124/emmanuel-macron-elu-president-vers-un-troisieme-tour-social.html

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