(04/05/2017) – Un débat qui ne départage pas plus une situation inextricable, ne peut se revendiquer en tant que tel.

Publié le Mis à jour le


« Il se passerait toujours quelque chose aux galeries Lafayette » d’Orléans et/ou d’ailleurs. Le dernier avatar comique et miraculeux  : http://wp.me/p4Im0Q-1CO
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Le Pen face à Macron : 5 raisons pour lesquelles le débat peut déraper

Invectives, insultes, l’impression de déjà-vu, les modérateurs et le spectre du match nul… Le débat de l’entre-deux-tours est menacé.

 

Cette année, il n’y a pas eu de doute. Il y aura un débat entre les deux tours. En 2002, Jacques Chirac avait refusé la confrontation avec Jean-Marie Le Pen, pour ne pas cautionner « la banalisation de la haine et de l’intolérance ». En 2017, les temps ont bien changé.

Mais le climat s’est modifié. Les deux rivaux se sont lancés dans une bataille violente dont le point d’orgue pourrait être le débat de ce mercredi 3 mai. Un rendez-vous seulement quatre jours avant le scrutin de dimanche qui scellera cette folle campagne. Pour autant rien ne pourrait se passer comme prévu…

1Hypertensions et invectives

L' »anti-France » contre… l' »anti-France ». Voilà comment les deux candidats à l’élection présidentielle se caractérisent l’un et l’autre. Il suffit de se remémorer la journée du 1er mai pour comprendre l’ambiance.

Preuve que les esprits sont chauffés à blanc, selon BFMTV, « Macron menace : s’il sert de punching-ball à Marine Le Pen, il quittera le plateau au bout d’une demi-heure. » (c’est beau et balèze, la menace et surtout digne d’un putatif qui ne serait pas à la hauteur. Il fait son caprice, na!!)

Réplique immédiate de Marine Le Pen sur Twitter : « Si Emmanuel Macron ne se sent pas à l’aise, il peut toujours demander à François Hollande de venir lui tenir la main, je ne m’y opposerai pas ».

On n’est pas loin des coups sous la ceinture.

2Des attaques indignes

Justement, même cela est possible. L’outrance peut facilement mener à l’insulte. Et là, ce serait la fin du débat d’idée, si cela est encore possible. Il ne manquerait plus que les deux candidats, ivres de colère, estiment qu’il est aujourd’hui possible :

  • De s’attaquer à la famille très proche de l’un ou l’autre ;
  • D’évoquer les rumeurs et les fausses informations comme peut le faire la fachosphère ;
  • Ou, tout simplement, de s’insulter.

De telles attaques indignes empêcheront à coup sûr aux téléspectateurs d’avoir droit à un débat de fond.

3L’impression de déjà-vu

Ils n’étaient pas seuls mais ils se sont déjà affrontés. Le duel annoncé pourrait donc avoir un air de déjà-vu. Lors du premier débat, Marine Le Pen, trop agressive et trop imprécise, voulait « dire tout haut » ce que les autres candidats taisent. 

Le bulletin de notes des 5 candidats après leur « Grand débat »

Et forcément, à ses yeux rien ne va. Qu’il s’agisse de dénoncer la « montée de la délinquance », « l’immigration incontrôlée », la « fraude sociale » ou les diktats de Bruxelles qui « interdit tout », cette imprécatrice du déclin national n’a guère proposé de solutions concrètes si ce n’est la fermeture des frontières, l’expulsion des »ennemis de la France », le patriotisme économique et, bien sûr, une sortie de l’euro, qui s’est transformé en « monnaie commune » après le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan. Que va-t-elle dire de plus ?

Et Emmanuel Macron ? Lors du premier débat, il avait joué la victimisation et il s’était parfois montré trop abstrait et trop confus, gagnant à simplifier ses arguments pour mieux frapper les esprits. Toutefois, Emmanuel Macron n’avait pas répondu à François Fillon et Marine Le Pen qui l’avaient, tour à tour, accusé de ménager la chèvre de la droite et le chou de la gauche.

« Vous arrivez à parler sept minutes, je suis incapable de résumer votre pensée, vous n’avez rien dit ! C’est le vide sidéral ! » l’avait torpillé Marine Le Pen. Pas faux, pour une fois. Et pas sûr qu’elle oublie cet angle d’attaque.

4Le rôle primordial des modérateurs

5Le terrible match nul

Ce serait une terrible frustration. Dans chaque duel avant le second tour, sauf en 2002, un candidat a pris le dessus

« Vous n’avez pas le monopole du cœur », balançait Valéry Giscard-d’Estaing à François Mitterrand en 1974. « L’homme du passif », répliquait sept ans plus tard François Mitterrand à Valéry Giscard-d’Estaing.

« Vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre », répondait François Mitterrand à un Jacques Chirac pris de court. Et sans oublier, l’impressionnante anaphore de François Hollande à Nicolas Sarkozy : « Moi président… »

Que restera-t-il du débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ? Un match nul ? Les deux candidats n’ont pas encore la réponse. Les indécis peuvent toujours l’espérer.

 

Je voterai blanc, justement et en plus suite à ce débat! Je refuse d’être instrumentalisé par un bulletin de vote. Dire que mettre un bulletin blanc c’est faire le jeu du FN est de mauvaise qualité. Si je veux faire le jeu du FN je mets un bulletin FN. Rien que cela justifierait mon bulletin blanc.. Je ne peux accorder aucun crédit à celui qui en est réduit à cela et qui veut me contraindre à voter pour lui. Je suis et reste libre.

Quelle indigence… ! Et dire que c’est cela qui va nous « guider avec führer ». Mon vote sera définitivement blanc, je ne peux être complice d’une telle mascarade

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170502.OBS8833/le-pen-face-a-macron-comment-le-debat-peut-deraper.html

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