(02/05/2017) Assimiler serait donc contradictoire avec l’esprit de la République… Quand les mots se substituent aux réalités, pour nous pénaliser!

Publié le Mis à jour le

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L’assimilation, un effroyable danger?  –  Ce modèle républicain qu’on diabolise

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Les Choristes (film).

Comme de bien entendu, il est dans la nature du multiculturalisme de rejeter violemment toute idée d’intégration. L’intégration ! Dès le mot lâché, nous, les « progressistes », fronçons les sourcils, guettons l’interlocuteur, et, nouveau point Goldwin à la française, « reductio ad lepenum » oblige, le rapprochement avec le père ou la fille, jaillira sous peu.

Le fantasme de l’ethnocide

Michel Wieviorka estime que les discours qui prônent des modèles d’intégration sont des « discours de faillite », et que continuer à les mettre en avant n’aboutit qu’à exacerber le malaise de ceux qu’on enjoint de s’intégrer, parce que ceux-ci n’auraient pas les ressources sociales, culturelles, éducatives pour pouvoir le faire, d’autant moins que, on l’a vu, les banlieues françaises ont été désertées par les associatifs, les syndicats, etc.

 Assimilation, intégration, insertion, inclusion, les mots se suivent sans être toujours précisément définis. Mais soit, prenons le plus honni, l’assimilation qui, selon Edwy Plenel, conduirait immanquablement à la destruction de l’identité de l’immigré.  L’assimilation serait donc la première étape vers un ethnocide. On remarquera que Plenel s’aligne ici sur Recep Tayyip Erdoğan pour qui l’assimilation est « un crime contre l’humanité ».

Une intégration sans douleur

Levons les yeux vers le passé. Prenons le cas des Juifs venus d’Europe centrale dans les années dix, vingt et trente du siècle dernier. Non seulement ils n’ont jamais rejeté les principes républicains, mais ce sont ces principes mêmes qui les ont attirés. Ainsi Emmanuel Lévinas raconte-t-il que c’est l’Affaire Dreyfus qui convainquit son père lituanien d’émigrer en France : un pays, avait dit en substance ce dernier, qui se déchire à propos de l’honneur d’un petit capitaine juif, est un pays où il faut se dépêcher d’aller. À la manière dont ils se réclament de la République depuis plus d’un siècle (même Vichy ne les a pas éloignés de la France), ces Juifs apparaissent comme des républicains français au carré.

Lorsque, par la voix de Clermont-Tonnerre, la Révolution française proclama : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus. Il faut qu’ils ne fassent dans l’État ni un corps politique ni un ordre. Il faut qu’ils soient individuellement citoyens », les Juifs ne purent qu’accueillir cette nouvelle avec bonheur : pouvoir enfin devenir citoyens d’une nation ! Et de plein droit ! En revanche, il est probable que beaucoup de musulmans, qui ne s’étaient jamais vécus comme minoritaires, éprouvent cette situation avec difficulté. Sans doute.

“Faire d’un tas un tout”

L’« humanité musulmane » serait-elle à ce point incompatible avec le mode de vie des autres populations vivant en France, que l’assimilation ne pourrait qu’aboutir « à la négation de son existence » ?

 Sommes-nous si sûr que l’Occident ne peut rien apporter aux musulmans, que leur situation ici est bien pire que celles de leurs cousins restés au Maghreb ?

Quoi qu’il en soit, nous n’arrêtons pas de parler du « vivre-ensemble », mais comment y parvenir si nous n’arrivons pas à « faire d’un tas un tout » (Régis Debray) ? Une nation suppose comme allant de soi de pouvoir se mélanger et travailler ensemble, d’où la nécessité d’une intégration de tous (qu’on l’appelle assimilation, insertion ou de n’importe quelle trouvaille surgie du cerveau d’un sociologue ou d’un fonctionnaire), quel que soit le sang, la religion ou la provenance. Seule condition suffisante mais indispensable : adhérer, non à tous les modes de vie de la société d’accueil, mais à ses valeurs et principes essentiels.

 

Qu’importent les mots pourvu qu’on nait l’ivresse d’essence, dont nous somme formés. C’est quoi être Français? Si ce n’est appartenir à diverses cultures étrangères qui se sont amalgamées au fur et à mesure des temps de l’Histoire. Les Français du Nord seraient Vikings-teutonnisés, alors que ceux du Sud seraient des méditerranéens bon teint (et la méditerranée est vaste de cultures). La pureté de la race est donc une dégénérescence. Faut-il dès lors la refuser? Si les juifs d’Europe centrale n’étaient venus nous « occuper », nous n’eussions pas connu la culture ashkénaze (qui n’a rien à voir avec la séfarade) et un volet de la culture Française eut été amputé. On a vu ce qu’il en était avec les Bourbons des mariages consanguins. Cela a conduit la France au pied de l’échafaud.

 

http://www.causeur.fr/assimilation-islam-plenel-beji-multiculturalisme-44040.html

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